Quelle est la théorie de base de la réaction psychologique ?

Qui parmi nous n’a jamais rencontré une personne qui s’oppose à tout ? Si on vous dit d’aller à gauche, vous allez à droite. Si vous dites au-dessus, vous répondez en dessous. Et quand on lui demandera pourquoi, elle répondra probablement qu’elle n’a pas à agir comme les autres, qu’elle est comme ceci, ou quelque chose comme ça. Dans ce cas, nous sommes confrontés à un phénomène qui a donné naissance à une théorie : la théorie de la réactance psychologique. Selon la théorie de la réaction psychologique, certaines personnes présentent un biais cognitif dans la façon dont elles perçoivent l’ordre social et leur place au sein de celui-ci. C’est pourquoi ils font preuve de résistance en suivant des normes, des directives ou des modèles. Ils trouvent plus motivant de suivre un chemin différent. Ces personnes considèrent souvent les règles comme une restriction de leur liberté ou une imposition inutile. Ils sont fiers de leur rébellion, même lorsque celle-ci ne vise pas à atteindre un objectif précis. Dans la plupart des cas, en fait, il n’y a pas d’autre objectif que de le contredire. Ils le font parfois ouvertement et parfois de manière déguisée. Beaucoup d’entre eux adoptent une attitude réactive lorsqu’ils sentent que leur liberté est menacée. Cependant, certains poussent ce comportement à l’extrême. On les appelle des rebelles sans espoir. Cela peut causer de nombreux désagréments dans la vie de ces personnes. Voyons plus en détail de quoi il s’agit.

La théorie de la réaction psychologique et ses paramètres

Selon la théorie de la réactance psychologique, il existe de nombreux paramètres qui peuvent définir si un comportement relève ou non de la réactance. Parfois, les gens manifestent une résistance aux règles en raison de leur caractère arbitraire ou injuste. Dans d’autres cas, c’est une inclinaison de la personnalité qui les conduit à agir de cette manière. L’exemple le plus typique de réaction psychologique se trouve chez les adolescents. Lorsque, par exemple, un père fixe des limites de temps, il est fort probable qu’une forte résistance s’active si la figure du père n’est pas respectée ou considérée comme légitime. Il est donc probable que l’adolescent trouvera un moyen de contourner l’imposition.

Les effets

La théorie de la réaction psychologique affirme que ces comportements sont problématiques et génèrent une série de conséquences pour la personne et son environnement. C’est une façon déformée de traiter les conflits, qui crée un vide réglementaire inquiétant. Lorsqu’une règle ou une restriction affecte la liberté individuelle de manière essentielle, la rébellion est pleinement légitime. Toutefois, cela est très différent de l’adoption systématique d’une attitude de désobéissance. Nous parlons d’une prédisposition qui peut compromettre de manière significative la personne qui la met en pratique, les personnes qui l’entourent, ainsi que les objectifs et les buts fixés.

Courant psychodynamique

L’approche psychodynamique de la psychologie est inspirée par la psychanalyse. Son approche se basait sur la méthode de traitement des troubles psychiques qu’il nomma la psychanalyse. Cette méthode d’étude du fonctionnement psychique l’amena à développer des théories sur le développement de l’enfant et de la personnalité qui vont fortement influencer la psychologie, en particulier dans le domaine de la psychopathologie. Plusieurs psychanalystes ont influencé par leurs découvertes les théories de la psychologie de l’enfant. Les observations cliniques ont mené à une meilleure compréhension de l’attachement. Des observations ont mené à une meilleure compréhension de l’influence sociale et culturelle sur le développement de la personnalité et la recherche de l’identité du moi, ainsi qu’à la mise en évidence de stades de développement psychosocial. Les méthodes psychanalytiques ou psychodynamiques sont fondées sur l’observation clinique.

Méthodes de recherche

Les thèmes de recherche en psychologie sont innombrables du fait du grand nombre d’objets d’étude de la psychologie et de ses applications très variées. Les méthodes de recherche sont par conséquent nombreuses. Certaines méthodes se basent sur des observations, dans des conditions plus ou moins contrôlées. D’autres méthodes se basent sur des méthodes expérimentales aux protocoles stricts et donnant lieux à des analyses statistiques élaborées. Toutes ces méthodes ont des avantages et des limites : certaines sont utiles pour observer la complexité d’un sujet, d’autres pour invalider des hypothèses et modèles théoriques. Les méthodes sont choisies en fonction des objectifs du chercheur.

Méthodes expérimentales

Les méthodes de recherche les plus souvent utilisées par les psychologues sont les méthodes expérimentales. Les méthodes expérimentales consistent à situer une question dans une théorie qui fournit un modèle explicatif du phénomène par exemple, un comportement donné. Des hypothèses expérimentales sont formulées, qui sont des prédictions des comportements basés sur la théorie. Une expérience est menée et les données analysées. Beaucoup de recherches prennent place dans des laboratoires, souvent situés dans les universités, mais d’autres méthodes d’investigation sont également fréquentes.

– Expérience en laboratoire

L’avantage de la méthode expérimentale dans un laboratoire de psychologie est d’explorer des liens de cause à effet. En isolant des variables indépendantes et mesurant une ou des variables dépendantes, une relation statistique est établie ou invalidée. Si un effet y, variable dépendante suit une condition x, variable indépendante, alors il est probable que la cause x ait provoqué l’effet y. Ce raisonnement n’est pas infaillible et peut conduire à des conclusions erronées si d’autres variables sont ignorées ou inconnues. Un avantage de la méthode expérimentale cependant est sa réplicabilité. Si l’expérience est bien contrôlée, d’autres chercheurs qui mènent la même expérience trouvent les mêmes résultats et peuvent faire progresser la théorie en pratiquant un changement contrôlé des variables lors d’une réplication.

– Expérience sur le terrain

L’expérience sur le terrain est une expérience dont les variables sont contrôlées par l’expérimentateur, mais qui prend place dans un milieu naturel afin d’en comprendre les effets. L’avantage des expériences de terrain est de recueillir cependant des comportements plus proches des réactions naturelles des participants. Sa validité externe est donc plus forte qu’une expérience de laboratoire. Cependant, sa validité interne risque d’être plus faible : l’expérience est moins bien contrôlée que l’expérience en laboratoire et les comportements observés ne peuvent pas être répétés de nombreuses fois pour chaque participant, comme c’est le cas en laboratoire.

Méthodes quasi-expérimentales

Certaines questions ne peuvent pas être traitées en assignant les participants à des groupes de manière aléatoire, pour des raisons naturelles ou éthiques. Par exemple, étudier la différence entre hommes et femmes, ou entre des enfants de parents divorcés ou non. Lorsque les variables indépendantes ne peuvent pas être prises au hasard et que les groupes expérimentaux sont définis par les conditions naturelles, le plan d’expérience est dit quasi-expérimental. Parmi les méthodes quasi-expérimentales, l’expérience naturelle consiste à utiliser un événement naturel pour étudier un phénomène. Par exemple, l’introduction d’une nouvelle technologie dans une communauté, ou l’observation des conséquences d’une catastrophe naturelle affectant une région. L’avantage des plans quasi-expérimentaux est qu’ils permettent d’observer des conditions qu’il ne serait pas éthique de créer artificiellement, comme l’introduction d’un stress élevé et son impact sur la santé, ou l’effet de l’introduction d’une nouvelle technologie sur l’agressivité des enfants. L’inconvénient est que ces conditions naturelles, ou variables indépendantes, sont peu contrôlables.

Méthodes de recherche non expérimentales

L’étude des corrélations vise à mesurer les relations entre des variables. Elle permet de mettre en évidence qu’une variable est liée à une autre sur un plan statistique, et de mesurer l’ampleur de la relation. Elle est utile pour étudier certaines variables qui ne sont pas manipulables expérimentalement comme le nombre de cigarettes fumées et les conséquences sur certains marqueurs de santé. Elle est utile pour collecter un grand nombre de variables, par exemple, en collectant des questionnaires sur de grands échantillons. Elle est utile lorsque des variables ne sont pas liées a priori et que l’interprétation des causes à effet ne sera pas ambiguë par exemple, dans l’étude du rapport entre vieillissement et niveau de bien-être psychologique, s’il est possible que le vieillissement puisse affecter le bien-être, il est impossible que le bien-être puisse provoquer le vieillissement. Si l’étude des corrélations ne permet pas de déterminer l’existence de liens de causalité, elle est en revanche, comme les autres méthodes non expérimentales, une bonne source d’hypothèses de recherche. Elle est à la base de techniques statistiques plus sophistiquées permettant de mieux explorer les liens entre les variables en dégageant notamment des facteurs de manière exploratoire, ou en employant des méthodes de régression. Les modèles statistiques reposant sur des corrélations peuvent aussi conduire à combinant les analyses factorielles exploratoire à la méthode de recherche de relations causales dans les modèles d’équations structurelles.

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