L’anxiété : un trouble normal mais aussi une vraie pathologie

Anxiété et réflexion

Combien de fois êtes-vous pris dans des pensées qui commencent par un puissant « Et si… » ou « Est-ce que… » ? Et combien de fois tournez-vous vers un avenir si incertain qui vous rend encore plus attentifs aux probabilités futures ?

L’anxiété est un comportement qui peut être considéré comme normal, car il permet d’anticiper quelque chose qui peut arriver et dont on ne connaît pas l’issue ou même imaginer une probabilité pour soutenir davantage dans la sécurité d’un résultat prometteur.

Mais lorsque l’anxiété génère l’insécurité, orientant tous les efforts et les actions vers l’avenir, générant encore plus d’incertitude, il est temps de s’arrêter et d’analyser la situation pour voir si le comportement jusqu’alors bénéfique ne fait pas obstacle à plus qu’aider.

Faites attention à votre comportement. Quand pensez-vous comme vous à la façon d’anticiper un problème ? Êtes-vous en sécurité, motivé, satisfait ? Ou bien êtes-vous en insécurité, incapable de vous concentrer sur la solution du problème, nerveux et réfléchissant de plus en plus aux moyens de vous en sortir ?

Comment contrôlez-vous la pensée et, par conséquent, l’anxiété ?

Vous ne pouvez pas contrôler ce que vous pensez, mais vous êtes capables de choisir, parmi toutes les pensées que vous avez eues, celle qui est la plus bénéfique pour vous et pour cela vous devez faire attention à ce que vous pensez et ne pas « mettre en marche le pilote automatique». Pour cela, il n’y a pas de formule magique, il faut un exercice quotidien pour créer cette nouvelle façon de comprendre les choses.

Les troubles anxieux peuvent se manifester de diverses manières. Principalement, il s’agit d’un mélange de troubles psychologiques. L’anxiété se caractérise par un sentiment d’inquiétude et de crainte intense ayant des répercussions sur la routine quotidienne. Les symptômes sont généralement le stress, la panique, l’agitation et une hyperactivité mentale. La personne ressent une peur disproportionnée par rapport à l’événement objet de sa phobie. Angoisse et dépression sont souvent associées à l’anxiété. En effet, un état dépressif est la conséquence directe de l’anxiété. Le manque de sommeil est aussi une conséquence néfaste de l’anxiété. La pensée étant hyperactive, il est donc difficile de trouver le sommeil. Les réflexions tard dans la nuit présentent un certain risque, car la personne est livrée à elle-même et une crise d’angoisse peut mal finir. L’anxiété chez les enfants est difficile à détecter en raison de leurs difficultés à exprimer leurs émotions. Il est cependant important de commencer un traitement le plus tôt possible, car le problème peut entrainer un trouble relationnel chez l’enfant.

Quelques conseils sur la manière d’exercer ces nouvelles pensées/comportements

Un passe-temps :

L’important c’est de se distraire au maximum pour empêcher sa conscience de prendre le dessus. Vivez votre passion, jouez à des jeux ou suivez des cours de cuisines. Stimulez votre créativité en faisant une vidéo ou en commençant un nouveau projet. Peu importe l’activité, l’essentiel c’est de ne pas se laisser envahir par ses pensées.

L’exercice physique :

Le corps et le cerveau doivent travailler ensemble et pour cela, il faut s’occuper des deux. Si l’un ne va pas bien, l’autre doit aider. La randonnée, le jogging et d’autres exercices d’aérobic, en plus d’apporter des bienfaits à l’organisme, aident à libérer l’endorphine qui est responsable de notre sentiment de bien-être et de la réduction du stress. En outre, une promenade de 30 minutes dans un parc, trois fois par semaine, en observant le chant des oiseaux, en sentant le vent, l’odeur de l’herbe, contribue à réduire l’anxiété. En ces périodes de confinement dues au covid, trouvez un moyen de faire des exercices physiques chez vous. Rester chez soi sans distraction ne fera qu’aggraver votre cas.

La nourriture :

Les aliments caloriques, gras et énergétiques contribuent à maintenir l’état d’anxiété et de « perte de contrôle » de la pensée, car ils modifient l’état naturel du cerveau. Les fruits, les salades, les légumes et surtout l’eau aident à équilibrer non seulement le corps, mais aussi l’esprit. La gestion de l’alimentation est une étape à ne pas négliger, car certains aliments ont des répercussions sur la santé physique et morale.

La méditation :

La méditation est un exercice de relaxation qui nous aide à entrer en contact avec nous-mêmes. Il n’est pas forcément nécessaire de la lier à la pratique religieuse, et elle peut être beaucoup plus un travail de conscience de soi et de respiration. Face à la crise d’anxiété, la médiation est une méthode efficace pour apaiser ses pensées. Vous pourrez avoir la paix intérieure en chassant votre phobie de votre esprit dans le but d’éprouver à nouveau un sentiment positif.

La thérapie en dernier recours

La santé mentale est souvent négligée jusqu’à ce que l’état psychique s’aggrave. La thérapie est envisagée dans une perspective finaliste, c’est-à-dire uniquement lorsque toutes les possibilités d’améliorer un comportement sont épuisées, alors qu’en fait elle peut avoir un rôle préventif très puissant et pas seulement un rôle curatif. Dans le cas de l’état d’anxiété, le thérapeute dressera la carte des situations et des actions qui conduisent à un comportement anxieux et travaillera avec le patient/client sur les meilleures solutions pour changer les habitudes malsaines et améliorer la qualité de vie. Apprendre  à contrôler ses émotions n’est pas donné à tout le monde. Certains s’en sortent sans aides et d’autres non. Dans certains cas, une thérapie doit s’accompagner d’une prise de médicaments. Généralement il s’agit d’anti anxiolytique et d’antidépresseur ainsi que de somnifères. Pour les patients qui ne présentent pas de symptômes graves, une simple thérapie peut suffire. En France, plusieurs psychologues sont spécialisés dans le domaine de l’anxiété. Vous trouverez sur internet une liste des cabinets à Paris ou dans une autre ville ainsi que des articles sur les différentes étapes d’une éducation thérapeutique.

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